Hadja Aissata Daffé

Hadja Aissata Daffé
Prénom
Aissata
Nom
Daffé
Date de naissance
Pays de naissance
Guinée
Nationalité
Guineenne

Hadja Aissata Daffé, de son nom complet Aissata Daffé Samoura, née le 24 septembre 1956 à Conakry, est une femme politique guinéenne, ingénieure en chimie industrielle et enseignante dans l’enseignement supérieur. Ancienne députée à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), elle a également occupé le poste de directrice générale adjointe de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) en 2020, avant d’être nommée ministre de l’Action sociale et de l’Enfance en janvier 2021, fonction qu’elle a exercée jusqu’en septembre de la même année.

Ancienne responsable du Bureau national des femmes de l’Union des forces républicaines (UFR), elle s’est engagée dans la promotion de la participation des femmes à la vie politique et dans les initiatives en faveur des populations vulnérables, notamment les enfants, les personnes démunies et les personnes en situation de handicap.

Introduction

Aissata Daffé Samoura, connue sous le nom de Hadja Aissata Daffé, est une femme politique guinéenne, ancienne députée à l’Assemblée nationale de Guinée, membre du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ancienne ministre de l’Action sociale et de l’Enfance. Née le 24 septembre 1956 à Conakry, elle possède également une formation scientifique en chimie industrielle et une expérience professionnelle dans le secteur industriel, avant de s’engager dans la vie politique et les organisations de défense des droits des femmes.

Son parcours se caractérise par une succession de responsabilités dans les domaines de la recherche, de l’enseignement supérieur, de la représentation parlementaire, de l’inclusion économique et sociale et de l’action gouvernementale. Entre ses fonctions au sein de l’Union des forces républicaines (UFR), son passage à l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) et son expérience ministérielle, Aissata Daffé a occupé plusieurs postes importants dans la vie publique guinéenne.

Jeunesse et formation universitaire

Aissata Daffé Samoura est née à Conakry, capitale de la République de Guinée. Selon une biographie publiée dans le magazine Actu-Elles, elle a grandi dans la commune de Kaloum, où elle a effectué une partie de sa scolarité, notamment au Petit Lycée et à l’école du 2 Octobre. Elle a ensuite poursuivi ses études dans la préfecture de Télimélé, où elle a fréquenté le collège Koly, avant de revenir à Conakry pour ses études secondaires.

Après l’obtention de son baccalauréat, elle entreprend des études supérieures à l’Institut polytechnique Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, connu sous le sigle IPGAN. Son parcours académique la conduit ensuite en Allemagne grâce à une bourse d’études.

Entre 1977 et 1982, elle poursuit une formation d’ingénieur en chimie industrielle à l’Université Humboldt de Berlin. Durant cette période, elle acquiert une expérience universitaire complémentaire en travaillant comme assistante à la faculté de chimie alimentaire. Elle étudie également à l’Institut Herder de langues, à Leipzig, afin de renforcer ses compétences linguistiques.

Cette formation scientifique constitue l’un des fondements de son parcours professionnel. Elle lui permet d’évoluer dans un environnement industriel exigeant, avant de mettre progressivement son expérience au service de l’enseignement supérieur et de la vie publique.

Certaines sources biographiques mentionnent également un doctorat en chimie alimentaire obtenu en Allemagne en 1986. Toutefois, les informations disponibles ne concordent pas entièrement sur les diplômes et les dates de formation. Il convient donc de distinguer cette indication des études d’ingénieur en chimie industrielle rapportées pour la période 1977-1982.

Carrière professionnelle

Après ses études en Allemagne, Aissata Daffé revient en Guinée et rejoint le secteur industriel. En 1987, elle devient responsable chargée de la recherche et de la qualité à la Société des Brasseries de Guinée (SOBRAGUI SA).

Cette fonction lui permet de mettre en pratique ses connaissances scientifiques dans un environnement professionnel où la qualité des produits, les méthodes de contrôle et la recherche appliquée occupent une place importante. Son expérience dans l’industrie contribue à diversifier son profil, qui ne se limite pas aux activités politiques et institutionnelles.

Parallèlement, elle maintient des liens avec le milieu universitaire guinéen. À partir de 2007, elle participe aux jurys de soutenance des thèses en chimie industrielle à l’Université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry. Depuis 2010, elle intervient également comme maître de conférences dans plusieurs universités et instituts d’enseignement supérieur en Guinée, selon les informations biographiques publiées à son sujet.

Son parcours illustre ainsi une transition entre trois univers professionnels : l’industrie, l’enseignement supérieur et l’administration publique. Cette diversité d’expériences constitue un élément distinctif de sa trajectoire, dans laquelle les compétences techniques côtoient les responsabilités institutionnelles.

L’engagement politique et la défense des droits des femmes

Aissata Daffé s’engage dans la vie politique guinéenne autour de l’année 2000, selon les éléments biographiques publiés par Actu-Elles. Son implication dans les organisations féminines et les structures de concertation politique lui permet progressivement d’acquérir une expérience dans la mobilisation des femmes et la participation citoyenne.

Elle rejoint l’Union des forces républicaines (UFR), le parti dirigé par Sidya Touré, où elle occupe des responsabilités au sein des structures féminines. Elle devient notamment présidente du Bureau national des femmes de l’UFR, une fonction qui la place au cœur des activités politiques et organisationnelles du parti.

En 2009, elle intègre le directoire du Cadre de concertation des filles et femmes des partis politiques de Guinée. Cette structure rassemble des femmes issues de différentes formations politiques autour de questions liées à leur participation à la vie publique.

Entre 2009 et 2010, Aissata Daffé exerce également les fonctions de vice-présidente du Comité de coordination des femmes des Forces vives. De 2011 à 2013, elle est porte-parole du Cadre de concertation des filles et femmes des partis politiques de Guinée.

Ces responsabilités contribuent à renforcer son expérience dans la concertation, la représentation des femmes et les relations entre les acteurs politiques. Elles constituent une étape importante dans son évolution vers les fonctions parlementaires et gouvernementales.

Aissata Daffé à l’Assemblée nationale de Guinée

Aissata Daffé accède aux fonctions parlementaires nationales au cours de la décennie 2010. Les sources biographiques indiquent qu’elle a été députée à l’Assemblée nationale de Guinée de 2016 à 2020. Certaines publications évoquent toutefois une élection dès 2013, ce qui invite à distinguer la date de son accession initiale à la représentation parlementaire de la période de législature généralement retenue dans les biographies.

En tant que députée, elle participe à la vie institutionnelle du pays et représente les intérêts de ses électeurs dans un contexte marqué par des débats sur la gouvernance, le développement économique et la participation des femmes aux instances de décision.

Son parcours parlementaire dépasse également les frontières nationales. De 2014 à 2020, elle siège au Parlement de la CEDEAO, institution régionale qui accompagne l’intégration ouest-africaine et contribue au dialogue entre les représentants des États membres.

Elle exerce par ailleurs la fonction de vice-présidente du Réseau des femmes parlementaires de la CEDEAO jusqu’en 2019. Cette responsabilité témoigne de son implication dans les mécanismes régionaux de représentation féminine.

En 2017, elle participe à la Conférence parlementaire sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée en Argentine. En 2018, elle prend part à une session consacrée aux femmes aux Nations unies.

Ces expériences internationales lui offrent l’occasion de prendre part à des échanges sur les enjeux parlementaires, les questions de genre et les relations entre les politiques nationales et les cadres de coopération internationale.

Nomination à la direction générale adjointe de l’ANIES

Le 18 juillet 2020, le président guinéen Alpha Condé nomme Aissata Daffé Samoura directrice générale adjointe de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), selon les informations rapportées par la presse guinéenne. Elle prend officiellement ses fonctions le 28 juillet 2020, lors d’une cérémonie présidée par Ansoumane Camara, coordinateur général de l’agence.

L’ANIES a pour mission de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la promotion de l’inclusion économique et sociale et à une répartition plus inclusive des bénéfices du développement.

Lors de son installation, Aissata Daffé insiste sur l’importance de la mission qui lui est confiée et sur la nécessité de mobiliser les compétences du personnel pour atteindre les objectifs de l’agence. Elle exprime notamment sa volonté d’élargir la portée des programmes sociaux afin de toucher le plus grand nombre possible de personnes vulnérables.

Sa principale responsabilité concerne alors l’expansion territoriale de l’ANIES. D’après les explications fournies par le coordinateur général lors de la cérémonie, elle doit organiser le déploiement de l’agence sur l’ensemble du territoire national, superviser la structuration des équipes et coordonner le déploiement de plus de 300 agents.

Cette mission implique des enjeux importants de coordination administrative, de couverture territoriale et de mise en œuvre des politiques publiques. Elle marque une nouvelle étape dans son parcours, en la faisant passer de la représentation parlementaire à la gestion opérationnelle d’un dispositif national d’inclusion sociale.

Nomination comme ministre

Le 27 janvier 2021, Aissata Daffé est nommée ministre de l’Action sociale et de l’Enfance dans le gouvernement dirigé par Ibrahima Kassory Fofana, sous la présidence d’Alpha Condé. Elle succède à Mariama Sylla et prend officiellement ses fonctions le 2 février 2021. Son mandat ministériel prend fin le 5 septembre 2021.

Sa nomination intervient après son passage à l’ANIES, une expérience directement liée aux questions de solidarité et d’inclusion économique.

À son arrivée au ministère, elle souligne la sensibilité des dossiers relevant de son département. Elle insiste sur la nécessité d’agir avec prudence, de travailler avec les équipes en place et de définir les priorités en fonction de la feuille de route gouvernementale.

Dans ses premières déclarations, elle remercie les autorités qui lui ont accordé leur confiance et affirme sa volonté de contribuer à la mise en œuvre des actions gouvernementales, notamment en faveur des personnes vulnérables et des personnes en situation de handicap.

Son portefeuille ministériel couvre des domaines essentiels de la politique sociale : la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes démunies et la prise en compte des besoins des populations fragilisées.

En juin 2021, à l’occasion du Mois de l’enfant guinéen, elle intervient publiquement sur la situation des enfants et les actions menées par son département avec ses partenaires. Les initiatives évoquées comprennent notamment la prise en compte des conséquences de la pandémie de COVID-19 et l’annonce d’un forum destiné aux enfants.

Son passage au gouvernement est relativement court. Il s’inscrit néanmoins dans la continuité de ses engagements précédents en faveur de la participation des femmes et de l’inclusion sociale.

Positionnement politique et engagement citoyen

Le parcours politique d’Aissata Daffé est également marqué par son évolution au sein de différents cadres d’engagement.

Longtemps associée à l’UFR et à Sidya Touré, elle est présentée, lors de sa nomination à l’ANIES en 2020, comme une responsable importante des structures féminines du parti. Sa nomination suscite alors des interrogations dans la presse sur la nature de ses relations avec son ancienne formation politique.

En 2021, elle indique travailler avec le Mouvement des élus et citoyens pour la continuité et le développement (MECICODE), qu’elle présente comme son cadre d’engagement politique du moment. Elle souligne également que l’appartenance à un parti relève d’un choix personnel.

Au-delà de ces évolutions, son itinéraire met en évidence les différentes formes d’engagement qui ont jalonné sa carrière : mobilisation politique des femmes, représentation parlementaire, participation aux institutions régionales et responsabilités au sein de l’exécutif.

Héritage et place dans la vie publique guinéenne

La biographie d’Aissata Daffé Samoura se distingue par la diversité de ses expériences. Ingénieure de formation, professionnelle de l’industrie, enseignante dans le supérieur, députée, parlementaire régionale, responsable de l’ANIES et ministre, elle a exercé des fonctions dans plusieurs secteurs de la vie publique guinéenne.

Son expérience illustre notamment les possibilités de passage entre les domaines scientifique, politique et administratif. Elle montre également comment les organisations féminines et les réseaux parlementaires régionaux peuvent constituer des espaces de participation à la gouvernance.

Il convient toutefois de distinguer les responsabilités qu’elle a effectivement occupées des résultats qui lui sont personnellement attribuables. Les sources disponibles documentent ses nominations, ses fonctions et plusieurs de ses déclarations publiques, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer précisément l’impact de chacune de ses actions sur les politiques sociales guinéennes.

Aissata Daffé reste ainsi une figure de la vie politique guinéenne des années 2010 et du début des années 2020, connue pour son parcours entre l’enseignement supérieur, les institutions parlementaires, l’inclusion économique et sociale et l’action gouvernementale.